Mauvaises nouvelles de la plèbe

Un virus répondant au nom de TROJAN WAR a infecté les fichiers enregistrés au cdi. Nous ne sommes donc pas en mesure de vous donner des nouvelles des membres de la Plèbe.

A la place, nous citons un article en ligne qui donnent une idée du long combat des Plébéiens sous la République.
 http://remacle.org/bloodwolf/institutions/plebs.htm


Grandes étapes de la lutte

Après la première sécession, en 494, les plébéiens obtiennent plusieurs grands avantages. D'abord, on vote une loi pour empêcher les patriciens de prendre un intérêt usuraire sur l'argent qu'ils prêtent fréquemment aux plébéiens appauvris; ensuite, on nomme des tribuns pour protéger les plébéiens [ TRIBUNI ]; enfin, on nomme des édiles plépléiens [ AEDILES. ]

Peu de temps après, ils gagnent le droit de convoquer devant leurs propres comices tributes ceux qui violent les droits de leur classe et celui de faire les décrets (plebiscita), qui, cependant, n’ont pas de pouvoir sur toute la nation avant 449 [ PLEBISCITUM. ]

Quelques années plus tard (445, B.c.), le tribun Canuleius établit le connubium entre patriciens et plébéiens. Il essaye également de partager le consulat entre les deux classes, mais les patriciens empêchent la réalisation de ce plan par la nomination de six tribuns militaires, qui doivent être élus parmi les deux classes. [ TRIBUNI. ] Mais les tribuns ne parviennent pas à empêcher que les plébéiens obtiennent une partie du pouvoir censorial, que les consuls ont investi et on établit une nouvelle fonction curule, la censure que seul les patriciens peuvent obtenir. [ CENSEUR. ] Peu de temps après la prise de Rome par les Gaulois, les plébéiens sont dans une position un peu meilleure que celle qu’ils avaient avant leur première sécession sur le Mont Sacré.

En 421, cependant, ils sont admis comme questeurs : ce qui leur ouvre les portes du sénat, où dorénavant leur nombre va continuer à augmenter. [ QUAESTOR; SENATUS. ]

En 367, les tribuns L. Licinius Stolo et L. Sextius sont à la tête de la plèbe et reprennent la lutte contre les patriciens. Après une lutte féroce, qui dure plusieurs années, ils proposent une rogatio selon laquelle on doit nommer des decemvirs pour garder les livres Sibyllins à la place des duumvirs : la moitié doit comporter des plébéiens. La grande étape suivante est la restauration du consulat, à condition qu'un des deux consuls doit toujours être un plébéien. Une troisième rogatio de Licinius, qui est seulement prévue pour soulager momentanément les pauvres plébéiens, règle les taux d'intérêt. C’est à ce moment que les plébéiens obtiennent le droit d'occuper des parties de l’ager publicus.

En 366, L. Sextius Lateranus est le premier consul plébéien. Cependant, les patriciens, qui s’arrangent toujours s pour ne donner pas plus que ce qu'il est impossible de garder, dépouillent le consulat d'une partie considérable de son pouvoir et le transfère à deux nouvelles magistratures curules : le préteur et l’édile curule. [ AEDILES; PRAETOR. ] Mais après avoir obtenu de tels avantages, on ne sait plus arrêter les plébéiens dans leur progression vers une égalité parfaite des droits politiques avec les patriciens.

En 356 C. Marcius Rutilus est le premier dictateur plébéien.

En 351, la censure s’ouvre aux plébéiens et en 336 la préture.

La lex Ogulniana, en 300, leur ouvre également la charge de pontifex et d’augure. Ces avantages ne sont pas, comme on pourrait le croire, gagnés sans l’opposition la plus féroce des patriciens et même que la plèbe eut gagné et reçu la sanction des lois, les patriciens essayent de toutes les façons possible de faire obstruction à l’application de la loi.

De telles tentatives frauduleuses conduisent, en 286, à la dernière sécessionde la plèbe : c’est après celle-ci que le dictateur Q. Hortensius réconcilie avec succès et de manière permanente les deux antagonistes : il fixe pour les plébéiens tous les droits qu'ils ont acquis jusque-là, et obtient pour leur plebiscita le plein pouvoir des leges qui lient toute la nation.