Love story à Rome

Publié le par gallicusmagister


Peut-être le jeune premier romain n'est-il pas aussi beau que l'Apollon grec. Peut-être est-il aussi plus naturel, plus spontané et plus viril.
TOUJOURS EST-IL QU'IL FAIT PARLER DE LUI.

Ci-contre une copie romaine d'un original grec du IVe siècle. Musée du
Vatican. On l'appelle l'Apollon du Belvédère.


ET VOICI LES VICTIMES DU JEUNE HOMME:


  La mère de famille sans ressource (vignette 1).

Cilnia et Licinia (equites) traduisent:

"je te supplie, qu'est-ce qui va m'arriver?

- vous me demandez ce qui va vous arriver? Du bien, espérons-le, par Pollux. D'abord des douleurs la prendront..."

 


  La vieille nourrice (vignette 2).

Les deux equites commentent:
La vieille veuve
Sostrata vit dans sa maison vide à cause de la mort de son mari qui l'a laissée dans la misère à sa mort. Ne sachant que faire et étant habituée qu'on fasse le travail à sa place, et qu'on lui fournisse les réponses, elle demande à sa grosse nourrice une question à laquelle elle ne peut répondre. On peut donc en déduire que la veuve est incapable, naïve, attachée à son amour propre, paumée. Quant à la nourrice, elle est beaucoup trop optimiste et est habituée à penser que tout se termine toujours bien.

Un tribunus qui a préféré garder l'anonymat a ajouté:
je vois une grosse vieille dame avec une maigre vieille dame. Elles sont dans une maison, leurs têtes sont drôles.
Les Senatores ajoutent:
La première est perdue. Elle a peur que Pamphila souffre. Elle est censée être la maîtresse de maison, mais la bonne la tutoie et prend beaucoup d'importance. Elle parle comme une paysanne.

  L'esclave fidèle (vignette 3).

Traduction par les Patres:


"Si je l'attrape, je lui arracherais les yeux, je le bousculerais, je le frapperais et je le jetterais par terre."

L'esclave se prend pour le maître de la famille, car il n'y a plus un seul homme, alors qu'il n'est que l'esclave.



MAIS QUEL EST DONC LE CRIME DU JEUNE PREMIER ROMAIN?
Persuasit nox amor vinum adulescentia;
Humanumst. - Ubi scit factum, ad matrem virginis
Venit ipsus ultro lacrimans, orans, obsecrans,
Fidem dans, jurans se illam ducturum domum:
Ignotumst, tacitumst, creditumst.

Traduction par les Tribuni.
"La nuit, l'amour, l'adolescence et le vin l'ont persuadé, c'est humain. Lorsqu'il sut le fait, il vint voir la mère de la jeune fille en pleurant, en priant, en promettant et en jurant qu'il va l'épouser. Il se tait, il est cru, il est pardonné."

Commentaire ( par Servius Sulpicius Galba): Le jeune homme joue bien la comédie: il suffit qu'il aille voir les parents de la jeune fille, en pleurant un bon coup, en se mettant à genoux... et il est pardonné. C'était bien joué, mais il s'est engagé à l'épouser.

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Dernière minute: le bruit court que la Plèbe prépare un exposé révolutionnaire sur le mariage à ROME...



Publié dans Les Adelphes

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